lundi 18 mars 2013

Que trouve t'on dans les plats préparés ?

Bien pire que la viande de cheval : ces composants des plats préparés que les normes publiques autorisent et qui sont pourtant vraiment mauvais pour la santé






Les plats cuisinés contiennent des colorants et beaucoup de sel. Crédit Reuters

Atlantico : Industriels et politiques s'indignent face au scandale des lasagnes Findus, et toute l'attention est portée sur les plats cuisinés. Ces derniers largement consommés contiennent-ils des éléments nocifs ?

Guy-André Pelouze : "Plats cuisinés" est une appellation marketing. Ils désignent l'alimentation industrielle et on confond plats préparés avec des aliments frais et de bonne qualité et plats préparés industriellement pour lesquels on n'a pas vraiment d'information. Sont-ce des ingrédients congelés, des ingrédients frais ? On ne sait pas vraiment....

La cuisson

Ce sont des plats préparés en général avec des cuissons pas très respectueuses des vitamines thermosensibles, car ils sont cuits à haute température. La cuisson à haute température altère les vitamines et les micronutriments qui sont thermosensibles et ils sont nombreux. Certains d'entre eux sont détruits partiellement ou totalement dès qu'on dépasse 70 ou 80° C .

Nous ne savons pas à combien sont cuits ces plats cuisinés que nous consommons. De plus, nous utilisons souvent le micro-ondes qui fait cuire à très haute température des petits volumes. Le pire est bien évidemment de cuire un plat, d'en manger un peu, de le refaire cuire au micro-ondes, puis de le mettre au frigo, puis de le mettre au micro-ondes. Cela fait une chaîne d'altérations thermiques successives, on perd de la valeur nutrtionnelle des aliments.

Cependant, vous pouvez cuire, et recuire : les calories seront toujours là. Si bien que ces plats font toujours grossir, et nourrissent rarement.

De plus la cuisson va détériorer les sucres, ils vont être cassés en petits morceaux et l'index glycémique, c'est-à-dire le pouvoir d'un sucre et de pénétrer rapidement dans l'organisme et de faire sécréter de l'insuline va être élevé. On transforme des sucres lents en sucres rapides lorsqu'on fait beaucoup cuire des aliments.

A titre d'exemple, si vous cuisinez une patate douce à la vapeur, ou au four et que vous la mangez en morceaux, si nous comparons avec une purée lyophilisée, l'indice glycémique est beaucoup plus rapide sur cette dernière. Vous aurez donc tendance à sécréter de l'insuline et à grossir beaucoup.

Des mets bourrés de produits peu chers

Les produits les moins onéreux sont choisis, ce qui est normal car les producteurs sont dans une compétition économique. La logique est : "si ça a bon goût, c'est pas grave". Cependant, parmi ces produits bon marché, un produit est ajouté en grande quantité : les sucres.

Pourquoi ? On les ajoute car ils augmentent la sapidité. On en mange plus, et de surcroît on devient habitué à en manger plus. Les sucres ne sont pas chers, et le consommateur en mange plus lorsqu'il y en a. Ils sont bien sûr dissimulés sous des appellations inintelligibles et se présentent sur l'étiquette sous la forme d'amidon de blé, de froment, de sirop de maïs, de sirop de maïs à haute teneur en fructose, de dextrose, de maltose, de sucre, de saccharose, du glucose, du fructose, de sirop d'agave n'échappe pas non plus à ça (même s'il est bio). Si on regarde les plats cuisinés, il n'y en a pas mal. Tout cela est mauvais car cela provoque un stockage des calories.

Ces appellations trompent un diabétique, et même un non diabétique ce d'autant que l'Index glycémique et la charge glycémique ne sont pas mentionnés sur les plats en question.

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