mercredi 28 novembre 2012

Etre éco-citoyen dans l'alimentation

L'alimentation

Acheter des produits peu transformés et non emballés

Il faut privilégier les produits en vrac, en conditionnement économique, afin de réduire les emballages, et les produits locaux, afin de modérer les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports.
Par ailleurs, les produits ayant subi diverses transformations (céréales soufflées, riz précuit...) représentent aussi généralement des transports et des dépenses énergétiques supplémentaires (passage par les sites de mise en valeur agroalimentaire) : plus le produit acheté est proche du produit brut, plus il est écologique et, souvent, nutritif ; car les produits raffinés perdent souvent de leurs qualités (comme les farines blanches, qui contiennent moins de fibres, de minéraux et de protéines que les farines complètes).

Acheter des produits biologiques

Les produits 'BIO' (label AB) sont de plus en plus courants à des prix de plus en plus abordables.
En plus de leur qualité gustative qui est incomparable, ils sont nettement plus sains car sont garantis sans OGM, ne contiennent pas de pesticides pour les fruits et légumes, respectent davantage la croissance et le bien-être des animaux qui ne sont pas dopés aux hormones ou antibiotiques et respectent davantage notre environnement.
Cependant, il faut éviter les produits BIO importés qui ne correspondent pas à l'objectif écologique recherché à cause du transport et des certifications douteuses.

L'agriculture biologique est soumise à un cahier des charges précis et contraignant, seuls les producteurs qui le respectent et qui sont certifiés ont le droit de vendre leurs produits sous le label Agriculture Biologique. Tout produit qui se dit BIO sans mentionner au moins l'un des trois labels suivants vous trompe :


Le label français et les label européens attestent que le produit est issu de l'agriculture biologique. Tous les autres labels auto-proclamés n’apportent aucune garantie.
Acheter des produits de saison

En vous fournissant en fruits et légumes de saison, vous améliorez la qualité gustative de vos aliments qui n'ont pas été produits en re-créant artificiellement leurs conditions normales de développement. Ils subissent donc moins d'apports extérieurs visant à assurer leur croissance. De surcroît, ils sont moins chers et vous favoriserez nécessairement les produits locaux qui n'ont pas subi un transport souvent dommageable pour les produits alimentaires.
Enfin, sur un plan humain, acheter des produits locaux et de saison permet de privilégier les circuits courts qui rémunèrent moins d'intermédiaires et plus les producteurs.

Ce tableau devrait vous aider à mieux connaître les produits de saison disponible en France (liste non exhaustive) :
Les fruits et légumes de saison : Crédit : notre-planete.info 

Printemps
Légumes : betterave, carotte, cèleri  artichaut, asperge, choux, petit pois, concombre, radis, salade (laitue, scarole), fève, chou-fleur, champignons, épinard...
Fruits : citron, orange, rhubarbe, poire, pomme...
Été 
Légumes : ail, concombre, aubergine, oignon, pomme de terre, haricot vert, poivron, salade, tomate, carotte, brocoli, courgette ...
Fruits : abricot, cerise, fraise, framboise, mûre, myrtille, pêche, melon, mirabelle, pastèque, prune ...
Automne 
Légumes : brocoli, carotte, cèleri, échalote, champignons, potiron, navet, épinard...
Fruits : coing, poire, raisin, pomme, châtaignes, noisettes ...
Hiver 
Légumes : avocat, cèleri  endive, mâche, poireau, topinambour, salade (cornée d'Anjou, mâche), chou de Bruxelles, radis, champignons, épinard, chou-fleur...
Fruits : clémentine, kiwi, orange, poire, pomme, mandarine, châtaigne...

Par exemple, manger au mois de mars 1 kg de fraises provenant d'Israël et transportées par avion revient à consommer 4,9 l de pétrole tandis que déguster le même poids de fraises produites localement consomme 0,2 litres.

Acheter au fur et à mesure

En moyenne, 26% de notre nourriture finit à la poubelle, n'achetez pas en quantité importante si vous n'êtes pas vraiment sûr(e) de pouvoir finir. Les fruits et les légumes, même dans le réfrigérateur perdent vite leurs vitamines et se flétrissent (MEDD, 2004).

Ne pas consommer des produits provenant d'espèces menacées et de pêcheries mal gérées.

Les ressources en poissons de mer sont de plus en plus surexploitées, atteignant des niveaux proches de l'épuisement.
Pour exemple, "les espèces démersales" vivant en profondeur comme la morue, merlu, merlan, sole ont vu leur population chuter de 90% en 25 ans au niveau mondial. Le thon rouge, très prisé des amateurs de cuisine japonaise, est victime d'une surpêche liée à l'engouement récent des occidentaux pour les sushis.
De surcroît, les océans abritent aujourd'hui moins de 10% des populations de grands poissons qu'ils hébergeaient avant l'arrivée de la pêche industrielle. Le déclin des requins en est un exemple dramatique.
Les ONG Greenpeace et WWF nous proposent également des guides pour consommer du poisson en connaissance de cause :
guide WWF du consommateur pour une pêche durable
guide Greenpeace "Et ta mer t'y penses ?"

Ne pas manger de viande

La production d'un seul kilo de viande de boeuf demande 4 à 5 kg d'aliments et 15 000 litres d'eau ! Au niveau mondial, 38% des surfaces cultivées en céréales sont destinées à l'alimentation du bétail (A. NICOLAS, 2004). Et, nous consommons de plus en plus de viande alors que notre ration quotidienne dépasse déjà les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé. Cette sur-consommation entraîne le maintien et le développement de cheptels importants et de cultures qui prélèvent leur espace vital sur la forêt notamment (cas en Amazonie). Enfin, l'élevage est responsable de 39 % des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.
Un article complet synthétise les méfaits d'une trop grande consommation de viande.

Pas de fast food

Ces chaînes de magasin très populaires délivrent une nourriture trop grasse (hamburgers, sodas, glaces et salades), trop calorique qui peut dégrader sérieusement et rapidement notre santé. De plus, les produits alimentaires proposés sont transformés au détriment de l'environnement.
A ce titre, le film documentaire Super Size Me est éloquent.

Préférer le sucre brut bio au sucre raffiné

En France, nous consommons en moyenne 35 kg de sucre par personne et par an, si celui-ci nous apporte l'énergie nécessaire à notre corps, il est quasiment exclusivement consommé sous la forme de sucre raffiné.

Le raffinage du sucre a pour objectif principal de faciliter sa conservation et de lui donner une couleur blanche, "pure", le sucre devient alors du saccharose. Cependant, cette opération qui fait intervenir différents traitements physiques et chimiques, est devenue à la fois inutile (la pénurie de sucre n'est plus redoutée), est dommageable pour l'environnement et nuit à notre santé.

En effet, le sucre brut (ou sucre complet) contient naturellement de nombreux minéraux (magnésium, phosphore, fer...) et des vitamines (A, B1, B2, B6, C, pro-vitamine A, E, PP...) qui sont utiles à notre organisme. Or, le sucre raffiné est constitué de "calories vides", totalement dépourvues de minéraux et vitamines, leur digestion sollicite donc l'organisme qui s'appauvrit alors qu'il devrait être enrichi par cette consommation.
Enfin de nombreuses affections sont induites par le sucre raffiné : hypoglycémie, obésite, névroses diverses, fatigues physique et mentale, maux de tête, palpitations, courbatures, crampes musculaires, paresthésies, irritabilité, nervosité, anxiété, problèmes de perception, pertes de mémoire, difficultés de concentration... Une liste non exhaustive peu réjouissante (La série noire du sucre blanc - BIOGASSENDI ; 12/2010)
Les boissons

L'eau en bouteille n'est pas indispensable

L'eau courante en France est souvent d’excellente qualité, bien que depuis quelques temps une polémique enfle sur la présence d'aluminium en quantité trop importante. Boire l'eau du robinet permet d'épargner à notre environnement les bouteilles en plastique. Si vous achetez de l'eau, réutilisez les bouteilles, ou achetez-en de plus grandes (comme celles de 2 ou 5 litres).
Si l'eau fournie par votre commune vous semble douteuse et/ou a un goût de chlore prononcé, vous pouvez opter pour une carafe filtrante ou un filtre adaptable au robinet de votre évier. A base de charbon actif, ces filtres restent une source de pollution bien inférieure aux bouteilles en P.E.T. et améliorent sensiblement la qualité de l'eau.
Notons enfin qu'il faut sept litres d'eau pour fabriquer une bouteille en plastique...

Eviter les sodas

Très riches en sucre, les sodas ne doivent être consommés qu'occasionnellement. En effet, un litre de soda contient l'équivalent de 15 à 25 morceaux de sucre soit de 75 g à 125 g de sucre ; une canette en contient 6 à 8 (30 à 40 g) (INPES, 11/2010).

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